La baisse du moral

Mais lorsque le marché reste fondamentalement haussier comme en ce moment la hausse du pétrole ne peut que le freiner momentanément mais pas le faire plier car aux USA en tout cas, la croissance reste solide et la rentabilité des sociétés aussi ; le pétrole est donc plus un élément de parasitage de la hausse qu’un facteur de retournement moyen terme des marchés.
Les marchés réagissent plutôt négativement sur le coup surtout si la hausse des taux d’intérêt par la FED sont supérieurs à ceux attendus même si depuis longtemps cela n’a pas été le cas, puisque la hausse s’effectue depuis un an par paliers de 0,25%, soit 25 points de base ; le resserrement de la politique monétaire aux US est vécu comme une conséquence des risques inflationnistes qui font redouter la baisse du moral et donc de la consommation des ménages mais également les anticipations négatives des entreprises sur la demande des ménages ; une politique monétaire moins accomodante est une menace pour le financement par le crédit qui devient plus cher, des biens de consommation et d’investissement, l’immobilier en particulier pour les ménages est impacté fortement à moyen terme ; c’est donc a priori une mauvaise nouvelle qui doit être nuancée par le fait que la hausse des taux d’intérêt peut être le signe d’une activité économique dynamique qui provoque de l’inflation ; en cas de baisse des taux il peut se produire la réaction inverse : réaction positive du marché dans un premier temps qui montre que l’inflation n’est pas une menace à court terme ; par contre la baisse des taux d’intérêt peut s’expliquer par la faiblesse de la consommation et de la croissance économique qui est plutôt une menace pour la rentabilité des entreprises à moyen terme ?